La disputatio sur la théorie des genres et le dévelppement des gentry studies appellent nécessairement la contribution de Boisjanvers. La présente page propose donc un exercice aussi joyeux qu'une contrepèterie, selon un mode opératoire proche d'icelle. En effet, aucun mot déshonnête n'est écrit ou prononcé, pourtant la permutation effectuée appelle un autre niveau d'abstraction. Par exemple, pour clore ce paragraphe je puis dire : 'Ainsi j'ai introduit la page ci-dessous.' Entendre le mot page au masculin renvoie à l'histoire de France, plus particulièrement à l'époque d'Henry IV et des ses mignons. Il s'agit donc ici - non de permuter des sons - mais de permuter les genres en jouant entre masculin/féminin tant il est bien fondé et bien séant de respecter les genres, surtout en grammaire, laquelle est une vieille fille -certes trop délaissée- qui a encore ses règles. L'exercice connaît quelques limites. Ainsi, est-il illicite de mettre 'masculette' au féminin.
"Tu dis 'Il pratique l'accordéon.", ça fait pro du piano à bretelle ; mets au masculin, ça fait amateur du travestisme." (Allusion au chevalier d'Eon.(Merci EG.)
Tu dis "l’accu, quelle densité de puissance massique !", ça fait spécialiste de l’électrochimie ; mets au masculin, ça fait callipyge amateur.
Tu dis « l’ajonc », ça fait arbuste épineux à fleurs légumineuses ; mets au masculin, ça fait métaphore phallique.
Tu dis "l'alibi", ça fait suspect face à l'inspecteur ; met au masculin ça fait couche pour homosexuel un peu hétéro quand même.
Tu dis « l’amateur », ça fait fin connaisseur au gout sûr ; met au masculin ça fait pervers épiant avec concupiscence.
Tu dis "l'ananas, partageons le !", ça fait gourmet convivial ; mets au féminin, ça fait tournante.
Tu dis "J'ai trouvé l'ananas en boite.", ça fait courses sirupeuses en supermarché ; met au féminin, ça fait Don Juan de night-club.
Tu dis "l'âne", ça fait éleveur d'équidés à longues oreilles ; mets au masculin ça fait tête de virilité.
Tu dis « l’aphone », ça fait extinction de voix, mets au masculin, tu te livres tout un après-midi aux joyeuses exigences de l’animalité.
Tu dis « une apparence », ça fait qui se donne un aspect avantageux ; mets au masculin ça fait aussi attirant quoique … pour l’odeur, c’est raté !
Tu dis « l’arabe », ça fait professeur aux langues Z’O, spécialiste du moyen orient ; mets au masculin, ça évoque ce petit surcroît de plaisir que se procure Madame alors que Monsieur est déjà épuisé.
Tu dis :"l’arum", ça fait jardinerie en fleurs à bulbes ; met au masculin, en prendre un petit coup, pour mieux en tirer un.
Tu dis "une aubépine", ça fait variétés polyploïdes se reproduisant par apomixie ; mets au masculin ça fait un André actif.
(André Obey, 1892-1975, reçu le prix Renaudot 1928)
Tu dis « l’AVC », ça fait les urgences directo ; mets au masculin, ça fait incontinent.
Tu dis "une avette", ça fait apiculteur soignant ses ruches ; mets au masculin, ça fait madame déçue de ce qu'elle a trouvé dans le pantalon de monsieur.
Tu dis « Oh, la baudroie ! », ça fait gourmet dans une poissonnerie ; mets au masculin ça fait Lady Chatterley découvrant son garde-chasse.
Tu dis « Belle Poile, 30450, Génolhac », ça fait touriste en Cévennes ; mets au masculin, ça fait admirateur de toisons secrètes.
Tu dis "un bit", ça fait informaticien dénombrant ses octets ; mets au féminin, ça fait virilité triomphante.
Tu dis "le Biterrois", tu désignes un habitant de Béziers ; mets au féminin, ça fait phallus triomphant.
Tu dis « la Boucarié », ça fait promenade dans les rue de Cordes (81) ; mets au masculin, ça fait altération et ulcération de certains tissus.
Tu dis « boudine », ça fait verrier qui a laissé une bosse dans le plat de la vitre qu’il vient de couler ; mets au masculin, tu n’as plus trop envie de séduire.
Tu dis "ça bout", ça fait qui regarde le lait verser ; mets au masculin, ça fait admirateur phallique.
Tu dis "Célimène qui craque la première", ça fait jeune fille au prénom désuet et aux nerfs fragiles ; mets au masculin, ça fait dépucelage.
Tu dis "un Chagall'eueu" avec cet accent du Vieux port qui fit le succès de Raimu, ça fait marseillais fin connaisseur de la peinture biélorusse ; met au féminin, c'est déjà moins séduisant.
Tu dis « charmer une convive », ça fait hôte prévenant et délicat ; mets au masculin ça fait « Chéri, ne perdons pas de temps en préliminaires. »
Tu dis "un chat", ça fait genre de petite boule de poils si craquante et qui adore le mou ; mets au féminin c’est moins sûr.
Tu dis « Le chat du rabbin », ça fait passionné des BD de Johan Sfar ; mets au féminin, ça fait élève libidineux d’une yeshiva libérale.
Tu dis : "Le chat rogne", ça fait félin traitant les ailes d’un oiseau; mets au féminin, ça fait insulte à la disposition de qui vient d’être sèchement plaqué.
Tu demandes "Quel Chateauvillain (Haute Marne) résiste aux assauts des paladins ?", ça fait preux chevaliers guerroyant selon les usages médiévaux ; mets au féminin, ça fait paysannes lubriques.
Tu dis « un châtelet », ça fait petit château fort ; mets au féminin, le découvrir c’est être déjà bien engagé.
Tu dis « le Cher », ça fait connaisseur des départements berrichons ; mets au féminin, ça fait concupiscent.
Tu dis « Chopin », ça fait musicologue fan de l’alliance pianistique de l’élégance française et du romantisme allemand ; tu mets au féminin, madame n’a plus qu’à consommer.
Tu promets « une claque », ça fait maison où les enfants sont sévèrement tenus, mets au masculin ça fait aussi maison, avec plus de tolérance.
Tu dis "Une citation", ça fait littéraire étalant sa culture ; mets au masculin, ça fait appel à la débauche.
Tu dis "Le commerçant ", ça fait activité marchande ; mets au féminin et espères que le compère a le nez bouché
Tu dis « une compet’ », ça fait gamer ou challenger prêt à en découdre ; mets au masculin, ça fait anatomiste qui se mélange les tuyaux.
Tu dis "le cône", ça fait solide à base circulaire (ou elliptique) terminé en pointe ; mets au féminin ça fait amateur de blagues débiles sur les blondes.
Tu dis "un confesseur", ça fait prêtre auquel avouer ses péchés ; mets au féminin ça fait grande sotte se prenant pour la tante Zénobie. (Allusion à l’enfance de Leopold von Sacher-Masoch.)
Tu dis « une congère », ça fait coincé sur une route de montagne en hiver ; mets au masculin, ça fait dirigée par sa libido.
Tu dis « un Connolly », ça fait lecteur de polar, histoire de passer le temps ; mets au féminin, c’est aussi une façon de passer le temps, mais le polar est peut-être plus intelligent.
Tu dis "un coche tout de soie revêtu", tu parles d’un ancêtre des diligences aux coussins soyeux ; mets au féminin, ça fait vamp. (Merci EG)
Tu dis "une consonne", ça fait grammairien à la recherche d’une voyelle, mets au masculin et devines qui vient pour dîner.
Tu dis « une coupée » ça fait marin à l’accastillage ; met au masculin, ça fait successeur d’Abélard.
Tu dis : "Il est contaminé." ça fait grippé après avoir serré la main d’un ami ; mets au féminin, ça fait qui n’a pas vu Comment l’esprit vient aux femmes (George Cukor, 1950).
Tu dis "le cuistot", ça fait restaurateur au piano ; mets au féminin, ça fait nymphette précoce.
Tu dis "la culasse", ça fait mécano ou motoriste ; mets au masculin, ça fait vieux beau blasé.
Tu dis "une cunette", ça fait militaire creusant un fossé au milieu d'un grand fossé de forteresse ; mets au masculin, ça c’est de l’hygiène.
Tu dis "une Cupelle", ça fait passionné de l’histoire de l’automobile, amateur de Lacoste et Battmann ; mets au masculin, que de poils se perdent. (Merci E.G.)
( Voir la 1905 Cupelle)
Tu dis "dubitatif", ça fait sceptique hésitant ; mets au féminin, ça fait éjaculations précoces.
Tu dis « l'échafaud », ça fait construction provisoire dont les planchers sont hors sol ; mets au féminin, ça fait mesdames pas très naturelles.
Tu dis « l’eau verte », ça fait, par un beau soir d’été, le lac mire l’émeraude des sapins en guirlande sur la rive escarpée ; mettre au masculin, c’est préparer la fécondation.
Tu dis "l'épice", ça fait gourmet revenu des Indes ; met au féminin singulier, ça fait urologue.
Tu dis « estaminet », ça fait soiffard cherchant où boire un verre ; mets au masculin, ça fait interrogation galante sur le jeune homme qui accompagne.
Tu dis « Le fait tarde. » quelle impatience dans la survenue d’un évènement pourtant imminent ; mets au féminin, ça fait débauchée toujours prête à faire la noce.
Tu dis « Il a attrapé le galopin », ça fait gendarme ayant mis la main au collet d’un polisson ; mets au féminin, il lui faut d’urgence du benzoate de benzyle et de l’ivermectine.
Tu dis « le geai », ça fait ornithologue spécialiste des cyanocorax ; mets au féminin, ça fait couguar prolongée.
Tu dis : "le guichet", ça fait petite ouverture dans un mur ou dans une porte ; mets au féminin, ça fait celle qui s’est laissée séduire par des agaceries et autres coquetteries.
Tu dis « une herminette », ça fait charpentier ôtant l’aubier d’un tronc ; mets au masculin, ça fait langoureux s’alanguissant.
Tu dis "le Hobbit" ça fait amateur de fantasy lecteur de Tolkien ; mets au féminin, ça fait Priape perché en haut d’une colonne.
Tu dis "Hunier" ça fait traversée de l'Atlantique à la voile ; mets au masculin ça fait puceau à la porte d'une maison close.
Tu dis « Infâme », ça fait flétrissure morale, avilissement de l’âme ; mets au féminin, elle peut l'être aussi.
Tu dis "Insoumis", ça fait militant de la France mélanchoniste ; mets au féminin, ça fait adoratrice du marque de Sade.
Tu dis "Labo", ça fait chimiste au travail, mets au masculin, ça fait admiratrice de bellâtre.
Tu dis "Lacrymal" , ça fait pleureuse en plein deuil ; mets au masculin ça fait Johnny Weissmuller en plein orgasme.
Tu dis « Laghet », ça fait visite touristique d'un charmant village de l'arrière-pays niçois ; mets au masculin, ça fait abonné à Têtu. (Merci E.G.)
Tu dis « Laminer », ça fait métallo réduisant une barre en lamelles ; mets au masculin, ça fait peu viril, mais, quel chic.
Tu dis "Laver n'est rien.", ça fait ménagère aimable et dévouée ; met au masculin, ça fait dangereux rapprochement des sexes.
Tu dis "Lebel", ça fait collectionneur de fusils anciens ; mets au féminin, tu peux toujours essayer de séduire.
Tu dis "le led", ça fait éclairagiste ; mets au féminin, ça fait « T’as de beaux yeux, tu sais. »
Tu dis "Lessive", ça fait linge mis à blanchir ; mets au féminin, ça fait inclinaison aux plaisirs de l'amour.
Tu dis « Lettrine », ça fait typographe ornant le commencement d'un chapitre ; mets au féminin singulier, ça fait relents nauséabonds.
Tu dis « Lévinas », ça fait philosophe à la recherche d’une « définition de l’indéfinissable » ; mets au féminin singulier, la cirrhose approche.
Tu dis "mon lys", ça fait exaltation de la pureté, de la noblesse, de l'amour chaste ; mets au féminin ça fait qui ne cache pas ses intentions badines, voire plus si affinité.
Tu dis "le mandala", ça fait diagramme géométrique représentant le cosmos et les différentes relations entre le matériel et le spirituel ; mets au féminin, ça fait bacchanale chez les houris.
Tu dis "La Mecke", ça fait géographe urbain du Moyen Orient ; mets au masculin, ça fait celle qui se demande qui lui paiera le dîner et plus si affinité.
Tu dis « Mâcon », ça fait géographe bourguignon ; mets au masculin, ça fait visite chez le gynéco.
Tu dis "la malle", ça fait infatigable voyageur au long cours ; mets au masculin, ça fait homme d’aspect vigoureux. (Merci E. G.)
Tu dis « Maraud », tu désignes un homme peu sympathique ; émets au masculin et déclares « Comme disait Erasme, Reprimere sonitum, quem natura fert, ineptorum est, … »
Tu dis "le mensonge", ça fait philosophe de la véracité ; mets au féminin, ça pose la question : "À quelle autre songe t'il ?"
Tu dis « Métaphysique à l’envers », ça fait philosophe questionnant le savoir socratique ; mets au masculin, ça fait vacances à Sodome.
Tu dis « des Michelet », ça fait collectionneur d’ouvrages historicistes ; mets au féminin, ça fait bonjour la plastie mammaire.
Tu dis "Montaigne" ça fait philosophe de la sagesse sceptique ; mets au féminin, ça fait époux d’une personne méchamment hargneuse.
Tu dis « Ce moule sent l’épice. », ça fait grand gourmand préparant des gâteaux à la muscade, cannelle, vanille et clou de girofle ; mets au féminin, ça fait manque d’hygiène.
Tu dis "la nuque", ça fait anatomie du cou ; mets au masculin, ça fait gardien du sérail.
Tu dis « un pinceau », ça fait artiste peintre et son outil ; mets au féminin, mais lors qu’est-ce que doit être le cerveau !
Tu dis « un calepin », ça fait carnet de poche pour notateur méticuleux ; mets au féminin, le kamsutra n’a peut être pas répertorié toutes les brouettes.
Tu dis "la paix", ça fait fonctionnaire onusien ; mets au masculin, tu sens déjà l’odeur.
Tu dis "Quelle paix, Nice !", ça fait tout tranquille, sur une chaise, Promenade des Anglais ; mets au masculin ça fait admirateur phallique.
Tu dis le Peacemaker, ça fait aventures de Hope Emerson en bande dessinée ; mets au féminin ça fait dégouté pas enclin à suivre un régime à base d’urée.
Tu dis « la percaline », ça fait amateur de calicot coloré ; mets au masculin, ça fait conjonction illicite au sein de l’église.
Tu dis « la pétulance », ça fait vivacité bouillonnante ; mets au masculin, ça fait projeter vraiment loin quelques vents non éoliens."
Tu dis" le Pis", ça fait politologue polonais, mets au féminin, celle de l'âne est réputée chez quelques bons buveurs.
Tu dis "le piscicole, ça fait théorie de l'art d'élever les poissons ; mets au féminin, ça fait urine pègueuse.
Tu dis "un pistachier", ça fait botaniste gourmand ; mets au féminin, ça fait skieur dépité.
Tu dis "pistil" ça fait botaniste ; mets au féminin, ça fait urologue.
Tu dis « une police », ça fait agent général essayant de placer une inutile assurance de plus ; mets au masculin, ça fait callipyge, mais sans rides.
Tu dis "la probité", ça fait fidèle aux lois, aux moeurs et à la conscience ; mets au masculin, ça fait gigolo professionnel en action.
Tu dis "Mon quai", ça fait chef de gare fier de ses installations ; mets au féminin, ça fait vraiment plus toute seule.
Tu dis "Ça sent le raifort", ça fait gastronome amateur de saveur piquante ; mets au féminin, ça manque d’hygiène corporelle.
Tu dis "une raviole", ça fait petite pâte fourrée d’une garniture au fromage et aux fines herbes ; mets au masculin, ça fait avaricieux méconnaissant l’article 222-22 du code pénal.
Tu dis "le réchaud", ça fait ustensile de ménage destiné à chauffer ; mets au féminin, c'est goujat que de laisser refroidir.
Tu dis "Au bois de réglisse", ça fait bâton à mâcher au goût d'enfance ; mets au féminin, ça fait après-midi d'un faune et même sa soirée.
Tu dis « un répéteur », ça fait bidouilleur jouant avec son wifi ; mets au féminin, ça fait même les sourds sont au courant.
Tu dis « les rets » ça fait capture des oiseaux au moyen d’un ouvrage de corde à grosses mailles ; mets au féminin singulier, ça fait séparation longitudinale arrière.
Tu dis « Richepin », ça fait poète du fauteuil n°2 ; mets au féminin, madame est bien servie.
Tu dis "Mignonne, allons boire la rosée du matin.", ça fait poète de l'aurore ; mets au masculin, ça fait poivrot jusqu'au bout de la nuit.
Tu dis "Le rouge et le noire" , ça fait lecture stendhalienne ; mets au féminin ça fait dragueur éclectique, en tout cas pas raciste.
Tu dis "sagoin" ça fait petit singe d'Amérique du Sud ; mets au féminin, ça fait relation amoureuse entre dames.
Tu dis "un salami", ça fait saucissonneur à l'apéro ; mets au féminin, soit tu répares sa douche, soit-elle est vraiment méchante.
Tu dis "Il est bien sapé !", ça fait fashion girl appréciant un beau gosse ; mets au masculin, ça fait admirateur de Joseph Pujol, dit Le Pétomane.
Tu dis «Lève-toi, sapin », ça fait forestier préparant les livraisons de Noël ; mets au féminin, ça fait elle qui commence à s’impatienter.
Tu dis « sarrau », ça fait blouse de travail paysanne ; mets au masculin, tu as moins envie d’embrasser.
Tu dis « un faux sceptique », ça fait : le vrai est que rien n’est vrai, mais que ce n’est pas certain ; mets au féminin, ça fait collecte et liquéfaction de certaines matières. (Merci E.G.)
Tu dis "tabou", ça fait anthropologue de la Polynésie ; mets au masculin, ça fait encore admirateur phallique.
Tu dis « Tarot de Marseille », ça fait suite de vingt-deux enseignes aux figures allégoriques ; mets au masculin, ça fait renvoi d’ailloli. (Beurk)
Tu dis "le trait", ça fait designer en pleine création ; mets au féminin, c’est ce qui manque pour séduire.
Tu dis « le Var », ça fait hydrologue des fleuves côtiers ; mets au féminin ça fait : « Pour qui donc me prenez-vous ? » « Oh ! Madame je n’ai pas parlé de payer.»
Tu dis « Le verger bourgeonnant », ça fait fruitier au printemps ; mets au féminin ça fait Priape au mieux de sa forme.
Tu demandes « Une Vichy ? », ça fait gourmand offrant de gouter ces pastilles alliant les plaisirs de l'arôme naturel aux vertus bienfaisantes des sels minéraux ; mets au masculin, ça fait moine tibétain arrivant à pied par la Chine.
Tu dis "une vidange", ça fait garagiste changeant l’huile d’un moteur ; mets au masculin, ça fait fantasme pour mère supérieure.
Tu dis "La vie c’est chouette." ça fait optimiste heureux ; mets au masculin, ça fait jouisseuse béate.
Tu dis « la vigie », ça fait matelot en sentinelle ; mets au masculin, ça fait tel manque d’ardeur que s’en vexe la péronnelle.
Tu dis "une viole", ça fait musicien jouant d'un instrument de musique à cordes et à frettes ; mets au masculin, ça fait méconnaissance de l'article 222-23 du code pénal.
Tu dis « une violette », ça fait amateur de vivace à floraison hivernale ; mets au masculin, ça fait sodomite malgré lui.
Tu dis "une vipère", ça fait spécialiste des reptiles ophidiens ; met au masculin, ça fait délicates nuances de bleu que madame n’attend sans doute pas à cet endroit.
Tu dis « une vis » ça fait bricoleur ; met au masculin, ça manque de vertu.